Le gouvernement avait annoncé son ambition au printemps dernier par la voix de Gérald Darmanin.

Durant l’été, un certain nombre d’experts ont avancé dans les médias les raisons objectives pour lesquelles les opérations d’actionnariat salariés devaient être lancées en cette période post-COVID 19. On trouve comme arguments par exemple :

  • Renforcer le sentiment d’appartenance des salariés à leur entreprises,
  • Créer un socle d’actionnaires stables,
  • Profiter de cette opportunité pour reconstituer ses fonds propres.

Le réseau Croissance Plus a publié un document rassemblant ses propositions visant à « massifier l’actionnariat salarié »*.

Il n’empêche, nous étions en droit de nous demander comment allait se passer la rentrée dans ce domaine. La volatilité des marchés depuis le début de l’année génère beaucoup d’incertitude et incite à la prudence. Le raisonnement financier reste bien sûr valide :

  • Mieux vaut acheter lorsque les prix sont bas,
  • Investir régulièrement pour lisser son risque,
  • Sur le long terme la bourse est un excellent placement. Ceci est d’autant plus vrai que ces opérations d’actionnariat salarié proposent des prix d’achat bénéficiant d’une décote, voir d’un abondement rendant ainsi le cours encore plus attractif.

Néanmoins, toute personne ayant eu à faire la promotion de telles campagnes, qui plus est à l’international, le sait bien ; le discours est loin d’être purement financier. Il n’est pas question dans les réunions de présentation aux salariés d’entrer dans des discussions d’évolution d’indicateurs macro-économiques ou d’analyse graphique. La majorité des collaborateurs connaissent mal ce sujet de la bourse. Les entreprises décrivent dans les supports de communication les mécanismes des opérations de manière aussi simplifiée que possible. Le sujet financier est le plus souvent abordé par le collaborateur de façon très simple et pertinente finalement. Quel était le prix de précédente opération et quel est le prix que l’on me propose aujourd’hui ? Pourquoi y-a-t-il autant de variations sur le prix ce qui ne reflète pas du tout notre travail au quotidien ?

Dans un environnement aussi mouvant et incertain, le succès d’une opération repose donc essentiellement sur le message managérial. Les thèmes relèvent du projet d’entreprise, de la vision du futur, des valeurs, du vivre ensemble. Et c’est tant mieux ! Mais le management peut aussi voir une telle aventure comme risquée !

Oui effectivement, il ne faut pas voir les taux de souscription comme des « référendums à la De Gaulle ». Tout d’abord parce que l’exercice de communication relatif à l’opération n’est pas un exercice commercial. C’est un moment d’explication, d’échange, voire de communication managériale. Ensuite, parce que la période que nous vivons a engendré des inquiétudes fortes en matière de pouvoir d’achat … Alors investir dans un produit « opaque », risqué, … et bloqué 5 ans ! Ce n’est pas forcément très tendance en ce moment ! Cependant, malgré tous ces caveat, nous pouvons raisonnablement penser que le taux de souscription reflète quelque peu l’adhésion des collaborateurs dans le projet d’entreprise et leur confiance dans la capacité du management à le réaliser.

La réalité est que cette rentrée est animée. Les annonces d’opérations lancées ou devant s’ouvrir dans les semaines à venir s’enchainent. Des entreprises comme L’Oréal, Michelin, Nexans, Ubisoft, Veolia ou Vinci ont annoncé leur plan. Le message est fort et très encourageant aussi bien sur le plan de la conviction du management des bienfaits de ce dispositif que de la confiance des entreprises dans leur capacités à délivrer leurs promesses dans le futur et donc de sortir de cette morosité.

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* https://www.croissanceplus.com/pour-une-grande-reforme-de-lactionnariat-salarie/